Mardi 27 mars 2007
Je commence une nouvelle catégorie pour vous présenter la technique de développement des
négatifs et le tirage papier de photo pour des photographies noir et blanc.
C'est une technique qui me passionne et j'espère vous la faire partager.
Je vais commencer par le début, le développement de négatifs.
La première étape est bien entendue la prise de vue des photos. Pour mon usage artistique, j'utilise le plus souvent des pellicules Ilford HP5 à 400 ASA. ( J'utilise également cette pellicule en poussant la sensibilité, c'est à dire en faisant croire à l'appareil photo que la pellicule engagée est de sensibilité inférieure et avoir ainsi plus de détails dans les ombres.)
Lorsque votre pellicule est finie, assurez vous de possèder tout le matériel suivant :
- une cuve genre Patterson avec spires
- un thermomètre
- des verres doseurs
- les produits chimiques (révélateur, bains d'arrêt, fixateur, agent mouillant)
- un décapsuleur et des ciseaux
- un bac
- et une pièce sans une once de lumière !!!!
Le début de la manipulation de fait dans le noir complet. Contrairement au papier photo qui supporte la lumière rouge, une pellicule est sensible même à cette lumière rouge. C'est la partie la plus délicate du développement mais qui devient plus facile avec l'entraînement en plein jour puis dans le noir et le développement fréquent de négatifs.
1) Dans le noir le plus complet, décapsuller le négatif.
2) Couper la languette de pellicule asymétrique entre deux crans. Vérifie avec le doigt si l'extrèmité de la pellicule est lisse. Si non égalisez, car ces irrégularités risquent de bloquer le négatif dans la spire. Vous possèdez une assez grande marge pour vous rattraper.
3) Introduire le négatif dans la spire au niveau des deux encoches. Le plus dure est fait, il me reste plus qu'à utiliser le mécanisme de la spire en effectuant un mouvement d'avant en arrière avec la partie gauche.
4) Couper le négatif et l'axe de la pellicule
5) Mettez le négatif dans la cuve et fermez la.
Vous pouvez maintenant allumer la lumière, la cuve protège votre négatif de toutes les sources de lumière. Il faut maintenant s'occuper de préparer les produits (disponibles dans les magasins spécialisés). Je vous présente les produits dans l'ordre d'utilisation avec les temps et la technique. Mais préparez tous les produits à l'avance car les bains doivent s'enchaîner sans arrêt entre eux. Pour une pellicule, il faut préparer au moins 300 mL de chaque produit.
ATTENTION : l'eau pour dilluer doit obligatoirement être de 20°C !!!
1) Le révelateur se dillue à 1 volume pour 9 volumes d'eau ou 1 volume pour 19 volumes d'eau (je vous conseille cette dillution qui permet de prendre des temps plus grands et donc plus gérables si erreur). Le temps de développement dépend de la pellicule que vous utilisez. Tout est marqué sur le récipient du révelateur.
On commence à agiter (mais pas comme un shaker, SVP) pendant 30 secondes puis toutes les 30 secondes on agite 5 secondes jusqu'à la fin du temps imparti.
2) Le deuxième bain est un bain d'acide. On utilise de l'acide acétique à 30mL par litre. Mais du vinaigre pourra faire parfaitement l'affaire avec 3 verres pour un litre d'eau. On agite constamment pendant 1 minute.
3) Le troisème bain est le fixateur. On le dillue à 1 volume pour 9 volumes d'eau, et on agite le plus souvent possible pendant 7 minutes.
4) Enfin, on rince pendant 10 minutes toujours à 20 °C. Et dans la dernière eau, on agite quelques gouttes d'agent mouillant (moussant) pour éviter les taches de calcaire sur la pellicule. On fait mousser et on ne rince pas après.
Voilà maintenant, il faut le faire sécher et le couper en bande de 6 photos.
Et après on fait une planche contact, mais ça c'est la leçon de demain... allez bonne nuit les petits.... lol
PS : ça va ? c'est assez digeste ?
C'est une technique qui me passionne et j'espère vous la faire partager.
Je vais commencer par le début, le développement de négatifs.
La première étape est bien entendue la prise de vue des photos. Pour mon usage artistique, j'utilise le plus souvent des pellicules Ilford HP5 à 400 ASA. ( J'utilise également cette pellicule en poussant la sensibilité, c'est à dire en faisant croire à l'appareil photo que la pellicule engagée est de sensibilité inférieure et avoir ainsi plus de détails dans les ombres.)
Lorsque votre pellicule est finie, assurez vous de possèder tout le matériel suivant :
- une cuve genre Patterson avec spires
- un thermomètre
- des verres doseurs
- les produits chimiques (révélateur, bains d'arrêt, fixateur, agent mouillant)
- un décapsuleur et des ciseaux
- un bac
- et une pièce sans une once de lumière !!!!
Le début de la manipulation de fait dans le noir complet. Contrairement au papier photo qui supporte la lumière rouge, une pellicule est sensible même à cette lumière rouge. C'est la partie la plus délicate du développement mais qui devient plus facile avec l'entraînement en plein jour puis dans le noir et le développement fréquent de négatifs.
1) Dans le noir le plus complet, décapsuller le négatif.
2) Couper la languette de pellicule asymétrique entre deux crans. Vérifie avec le doigt si l'extrèmité de la pellicule est lisse. Si non égalisez, car ces irrégularités risquent de bloquer le négatif dans la spire. Vous possèdez une assez grande marge pour vous rattraper.
3) Introduire le négatif dans la spire au niveau des deux encoches. Le plus dure est fait, il me reste plus qu'à utiliser le mécanisme de la spire en effectuant un mouvement d'avant en arrière avec la partie gauche.
4) Couper le négatif et l'axe de la pellicule
5) Mettez le négatif dans la cuve et fermez la.
Vous pouvez maintenant allumer la lumière, la cuve protège votre négatif de toutes les sources de lumière. Il faut maintenant s'occuper de préparer les produits (disponibles dans les magasins spécialisés). Je vous présente les produits dans l'ordre d'utilisation avec les temps et la technique. Mais préparez tous les produits à l'avance car les bains doivent s'enchaîner sans arrêt entre eux. Pour une pellicule, il faut préparer au moins 300 mL de chaque produit.
ATTENTION : l'eau pour dilluer doit obligatoirement être de 20°C !!!
1) Le révelateur se dillue à 1 volume pour 9 volumes d'eau ou 1 volume pour 19 volumes d'eau (je vous conseille cette dillution qui permet de prendre des temps plus grands et donc plus gérables si erreur). Le temps de développement dépend de la pellicule que vous utilisez. Tout est marqué sur le récipient du révelateur.
On commence à agiter (mais pas comme un shaker, SVP) pendant 30 secondes puis toutes les 30 secondes on agite 5 secondes jusqu'à la fin du temps imparti.
2) Le deuxième bain est un bain d'acide. On utilise de l'acide acétique à 30mL par litre. Mais du vinaigre pourra faire parfaitement l'affaire avec 3 verres pour un litre d'eau. On agite constamment pendant 1 minute.
3) Le troisème bain est le fixateur. On le dillue à 1 volume pour 9 volumes d'eau, et on agite le plus souvent possible pendant 7 minutes.
4) Enfin, on rince pendant 10 minutes toujours à 20 °C. Et dans la dernière eau, on agite quelques gouttes d'agent mouillant (moussant) pour éviter les taches de calcaire sur la pellicule. On fait mousser et on ne rince pas après.
Voilà maintenant, il faut le faire sécher et le couper en bande de 6 photos.
Et après on fait une planche contact, mais ça c'est la leçon de demain... allez bonne nuit les petits.... lol
PS : ça va ? c'est assez digeste ?

Commentaires